Tags:

Gérer les équilibres : le défi des dirigeants pendant la crise – Chronique Paule Boffa-Comby -Les Echos Business

Gérer les équilibres : le défi des dirigeants en temps de crises


6 minutes

ARTICLES

MEME THEME

Conseils de coach Les arbitrages complexes sont le lot quotidien des dirigeants. En situation de crise, ils requièrent de leur part courage et stabilité.

CHRONIQUE parue le 24 Mars 2020 dans Les Echos Executives
par Paule Boffa-Comby


Ordonner le confinement par mesure de protection et par anticipation des conséquences graves d’une saturation de notre système de santé en cas de pic pandémique ? Ou responsabiliser les citoyens afin que leur conscience civique opère et évite une mise en danger des plus faibles ?

Fermer les usines pour protéger la santé et la sécurité des collaborateurs, de leurs familles et de la société ? Ou les faire tourner pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement, offrir une réponse aux besoins des consommateurs finaux et garantir la survie de l’entreprise et de l’économie mondiale ?

Les arbitrages complexes sont le lot quotidien des dirigeants, ils sont même inhérents à la fonction. Mais c’est, par temps de crise, que leurs impacts se révèlent les plus déterminants et que le rôle du leader est le plus inconfortable et le plus décisif. Méthode en trois temps.

# RESISTER A LA PRESSION DU COURT-TERME


Alors que la crise inédite, mondiale, sanitaire et économique gronde, la pression de la décision attendue par tous s’ajoute à l’incertitude totale quant à sa durée, son impact sur les personnes, les entreprises et sur les sociétés. Pourtant, justement parce que le temps presse, le dirigeant doit savoir s’accorder des temps d’écoute et d’échanges avec les interlocuteurs les plus qualifiés et divers, les plus représentatifs des parties prenantes concernées. Il doit s’assurer de ne pas tomber dans un piège commun, celui des oeillères nées des biais décisionnels personnels, professionnels et politiques, etc.

# ACTER LA DECISION FINALE


In fine, une seule personne acte la décision. C’est le « privilège » de la fonction même de direction. Et ce, alors que chaque décision – le dirigeant le sait – sera scrutée, décortiquée, parfois même revisitée aux vues d’informations nouvelles qui ne pouvaient, précédemment, être tenues pour sûres. Décider au coeur de l’incertitude requiert courage et stabilité. Décider, c’est choisir et choisir n’est pas toujours confortable. Ceci fait néanmoins partie intégrale des « droits et devoirs » du dirigeant, qui y gagnera aussi en crédibilité

POUR ALLER PLUS LOIN :

ARTICLE EGALEMENT PUBLIÉ DANS LES ECHOS EXECUTIVES :

Retrouvez cet article dans sa version originale sur:

https://business.lesechos.fr/directions-generales/strategie/idees/0602974575581-trouver-les-bons-equilibres-le-defi-des-dirigeants-pendant-la-crise-336069.php


Quand la crise débride certains freins au changement- Chronique Paule Boffa-Comby -Les Echos Business

Cette crise, aussi inédite que soudaine, installe un sentiment de menace permanente mais ramène aussi l’entreprise à sa raison d’être première.

Les 3 questions les plus fréquemment posées par les leaders en temps de crise

En tant que manager d’équipes, vous pouvez, en effet, revêtir trois types de casquettes : la casquette de Leader, la casquette de Manager, la casquette d’Expert.De la bonne utilisation de ces dernières dépend votre efficacité et celle de vos équipes, à court, moyen et long terme. Voici quelques pistes pour gagner encore en efficacité personnelle et collective.

Dans la crise, restez stable pour prendre les bonnes décisions

En temps de crise, nous sommes tous confrontés aux conséquences de nos réflexes automatiques, dont nous ne sommes pas toujours conscients. En tant que leader, il est essentiel de les repérer (notamment l’effet « tunnel cognitif » pour être en mesure d’agir sur soi – et sur son environnement- pour prendre du recul et être de nouveau en capacité de faire face et de garder le cap.

La pression, ennemi des bonnes décisions ?

La pression peut être un stress positif qui nous met en mouvement ou se muer en stimuli négatif qui créée le phénomène de Tunnellisation voire de paralysie. Une « ligne rouge » parfois infime.

:

Your email address will not be published. Required fields are marked *